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Un bibliophile averti

Fernand Pifteau est tout à fait sensible au charme des pièces qui font la fierté de tout bibliophile.

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Manuscrits médiévaux

Les manuscrits médiévaux, rares sur le marché, n'étaient sans doute pas à la portée de Fernand Pifteau. Il a cependant pu acquérir celui-ci, dans des circonstances que nous ignorons.

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Office des morts et messes votives.

Reliure estampée à froid, 15   siècle.

Recueil pour les offices et les messes votives, daté du

15   siècle d'après l'écriture. Les pièces de chant sont en notation carrée sur portée de quatre lignes rouges. L'office des morts indique qu'il est à l'usage de Toulouse. 

Particularité rare : alors que l'ensemble est rédigé en latin, la dernière strophe du Salve flos puritatis est en occitan.

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Manuscrit liturgique à usage toulousain

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Belles reliures

Bien qu'elles soient peu nombreuses dans sa collection, Fernand Pifteau est un amateur de belles reliures : si la plus ancienne date du 15  siècle, la majorité sont des 17   et 18  siècles (reliures armoriées ou toulousaines), quelques-unes
des 19  et 20   siècles.

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Jean-Jacques de Lescazes. Le Mémorial historique, contenant la narration des troubles... dans le païs de Fois. Toulouse, 1644.

 

Cet ouvrage important pour l'histoire du pays de Foix pendant les guerres de religion a été relié en maroquin bordeaux, aux armes de François de Rignac (15..-1660), conseiller puis procureur général du Roi en la cour des aides de Montpellier. Il a été acheté en 1931 à la librairie parisienne Georges Chrétien pour la somme de 450 F. Pifteau a joint au volume le blasonnement (description) des armoiries.

Reliure aux armes de François de Rignac

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Simon de Loubère. Traité de l'origine des jeux floraux... Toulouse : Claude-Gilles Lecamus, 1715.

Pifteau avait attribué cette reliure à un membre de la famille de relieurs toulousains, les Sicard, par comparaison avec une reliure similaire signée, datée de 1716. J. et J. Faure (Les Sicard, 2013) ont confirmé et précisé cette attribution (il s'agit de Jean Sicard).

 

La reliure a subit des modifications ultérieures : fleurs de lys remplacées par d'autres fers et contre-gardes d'origine en papier marbré recouvertes par du papier dominoté (motif imprimé à partir d'une planche de bois gravée et couleurs appliquées au pinceau ou au pochoir).

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Reliure attribuée à Jean Sicard

Jugement souverain des requêtes ordinaires du roi, qui décharge Anne-Rose Cabibel, veuve de Jean Calas...

Paris : Imprimerie royale, 1765.

De très nombreuses brochures ont été publiées lors de l'affaire Calas. Celle-ci a été dotée au 19  siècle d'une reliure en maroquin signée Hans Hasper, sans doute par l'historien du protestantisme Ernest Stroehlin, qui y a apposé son ex-libris gravé contenant son monogramme et sa devise, « Mente Libera », ainsi qu'une représentation de Jean Calvin enseignant la théologie. Fernand Pifteau a acheté ce livre le 12 mars 1924, chez le libraire parisien Georges Lemallier.

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Reliure en maroquin du 19   siècle

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Simon de Loubère. Traité de l'origine des jeux floraux... Toulouse : Claude-Gilles Lecamus, 1715.

Pifteau avait attribué cette reliure à un membre de la famille de relieurs toulousains, les Sicard, par comparaison avec une reliure similaire signée, datée de 1716. J. et J. Faure (Les Sicard, 2013) ont confirmé et précisé cette attribution (il s'agit de Jean Sicard).

 

La reliure a subit des modifications ultérieures : fleurs de lys remplacées par d'autres fers et contre-gardes d'origine en papier marbré recouvertes par du papier dominoté (motif imprimé à partir d'une planche de bois gravée et couleurs appliquées au pinceau ou au pochoir).

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Reliure attribuée à Jean Sicard

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Jugement souverain des requêtes ordinaires du roi, qui décharge Anne-Rose Cabibel, veuve de Jean Calas...

Paris : Imprimerie royale, 1765.

De très nombreuses brochures ont été publiées lors de l'affaire Calas. Celle-ci a été dotée au 19  siècle d'une reliure en maroquin signée Hans Hasper, sans doute par l'historien du protestantisme Ernest Stroehlin, qui y a apposé son ex-libris gravé contenant son monogramme et sa devise, « Mente Libera », ainsi qu'une représentation de Jean Calvin enseignant la théologie. Fernand Pifteau a acheté ce livre le 12 mars 1924, chez le libraire parisien Georges Lemallier.

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Reliure en maroquin du 19   siècle

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Incunables et post-incunables

Très intéressé par les débuts de l'imprimerie à Toulouse, Pifteau peut se targuer de posséder deux incunables toulousains (ouvrages imprimés avant 1501), ce qui n'est pas négligeable étant donné leur rareté sur le marché, et leur coût.
Le plus ancien, daté de 1476, est imprimé par Henri Turner. Il possède également une douzaine d'ouvrages publiés dans les trois premières décennies du 16   siècle.

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Le premier imprimeur installé à Toulouse

Saint Antonin. Incipit titulus de sponsalibus... Toulouse : Henri Turner, [1476]. Reliure maroquin, 19   siècle.

 

Cet incunable toulousain (livre imprimé avant 1501) est le plus ancien livre imprimé possédé par Fernand Pifteau. La seule indication permettant d'identifier son imprimeur, Henri Turner, est la mention figurant en fin de volume « H T D B M H O » [Henricus Turner de Basilea Magister Hujus Operis].

 

Cet imprimeur de Bâle s'est installé à Toulouse en 1475. D'abord seul, puis avec Jean Parix, il va notamment y imprimer des ouvrages de droit, comme ce traité de droit canonique sur le mariage.

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Antoine de Peyrusse. Tractatus de viribus juramenti... Toulouse : Eustache Mareschal, 1522. Reliure parchemin, 16   siècle.

Ce traité de droit romain sur les serments a été rédigé au début du 16   siècle par Antoine de Peyrusse, professeur à l'université de Cahors. Il est imprimé en 1522 à Toulouse, en caractères gothiques, par Eustache Mareschal, installé dans le quartier de la Porterie (vers l'actuelle place du Capitole). Trois libraires toulousains se sont associés pour l'éditer : Guillaume de Clauso, Antoine de Leymon et Laurent Carrière.

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Post incunable toulousain

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Exemplaires truffés

Comme beaucoup de bibliophiles, Fernand Pifteau aime « truffer » ses exemplaires, c'est-à-dire les enrichir de documents originaux en lien avec l'ouvrage qu'il a trouvés par ailleurs, ou bien acheter des exemplaires « déjà truffés ».

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Louis de Froidour. Lettre à Monsieur Barillon…contenant la relation… des travaux… pour la communication des deux mers. Toulouse : Jean-Dominique Camusat, 1672. Reliure basane, 17   siècle. 

 

L’auteur, commissaire réformateur des Eaux et des forêts dans la maîtrise de Toulouse, prend ici la défense de Pierre-Paul Riquet, dont la compétence pour la construction du canal du Midi avait été remise en cause par certains auprès du Roi.

 

Le livre est adressé à Jean-Paul de Barillon, conseiller d’état. Cet exemplaire est enrichi d’une lettre autographe de Louis de Froideur datée du 6 août 1679, peut-être ajoutée par Pifteau.

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Exemplaire « truffé » d'une lettre autographe

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Jean-Mamert Cayla & Cléobule Paul. Toulouse monumentale et pittoresque. Toulouse : Jean-Baptiste Paya,  1842. Non relié. 

Illustré de 61 lithographies, cet ouvrage est la publication la plus ambitieuse de l'éditeur toulousain J.B. Paya. Comme souvent pour les livres coûteux, il était vendu en livraisons, qui paraissaient tous les 10 jours. Pifteau a acquis plusieurs exemplaires de ce livre, dont celui-ci, tel que paru en livraisons, enrichi de planches supplémentaires, parfois dans des états ou des tirages différents : ici, un tirage sépia de la lithographie de la caserne de la Daurade.

Exemplaire « truffé » de gravures supplémentaires

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